L'alarmant rapport de l'OCDE sur la pollution par les nanoparticules industrielles

DISPERSION. On utilise de plus en plus de matériaux d’une taille comprise entre un et cent nanomètres. Lorsqu’ils arrivent en fin d’utilisation, il est très difficile de les récupérer lors des traitements des déchets solides et des eaux usées des ménages et des industriels. On assiste donc aujourd’hui à une dispersion à grande échelle de ces substances qui ont un impact non évalué sur l’environnement. Tel est en résumé le cri d’alarme de la section environnement de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) qui regroupe les 34 Etats les plus riches de la planète.

Le succès des nanomatériaux peut être qualifié de fulgurant. Présents dans les produits cosmétiques, les engrais et pesticides, l’électronique, les textiles antibactériens, les articles de sport ou encore les batteries lithium-ion, les nanomatériaux équipent désormais plus de 1300 produits de consommation. Les applications a été multiplié par 5 entre 2006 et 2011. En 2012, il s’en est fabriqué 11 millions de tonnes pour une valeur de 20 milliards d’euros. "Malgré cette tendance et les risques qui y sont associés, les déchets contenant des nanomatériaux sont mélangés avec les autres résidus sans aucune précaution ou traitement particulier", note le service environnement de l’OCDE. A défaut d’être récupérées, ces particules très fines se retrouvent dans la boue des stations d’épuration, dans les fumées des incinérateurs ou dans les lixiviats (jus pollués) des décharges. Quel type de produit ? En quelle quantité ? "L’important déficit de connaissance provient du manque d’informations sur le type et la quantité des différents nanomatériaux entrant dans les différents modes de traitement", affirme le rapport.

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