Un accord-cadre pour les zones humides méditerranéennes

L'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée et Corse a signé, lundi 2 février 2015, un accord-cadre en faveur de la protection des milieux humides méditerranéens avec la fondation Tour du Valat. Cet organisme privé réunit soixante-dix chercheurs, ingénieurs et techniciens étudiants les spécificités écologiques des zones humides, essentiellement en Méditerranée. 
Plusieurs programmes de recherche de la fondation avaient déjà été financés par l'Agence de l'eau dont un des objectifs prioritaires est de préserver ou de restaurer 10 000 hectares de zones humides sur la durée de son programme d’actions 2013-2018. Avec ce programme-cadre triennal, les deux parties s'engagent à « améliorer la connaissance » de ces milieux et des lagunes, mais aussi à « promouvoir et valoriser la gestion et la restauration de ces milieux humides ». Ce partenariat a été signé en marge de la Journée mondiale des zones humides organisée au Sambuc, en plein cœur de Camargue près de Marseille, par la Tour du Valat. La fondation participe à de nombreux projets méditerranéens, notamment dans le cadre du programme européen Life. 
En France, les milieux humides abritent environ 25 % de la biodiversité, mais comptent parmi les habitats écologiques qui ont le plus régressé (- 67 % en France métropolitaine au XXe siècle). Le district Rhône-Méditerranée rassemble onze des treize grands types de milieux humides recensés au niveau national. Les partenaires mettent en avant « le rôle déterminant » joué par les zones humides dans la gestion de la qualité de l'eau, la préservation de la biodiversité et la régulation des microclimats. 
« La présence de zones humides en bon état assure aux riverains des bénéfices à la fois écologiques, économiques et sociologiques : gestion plus saine de l’eau, prévention contre les inondations, limitation des sécheresses, lutte contre l’érosion, préservation de ressources biologiques, patrimoine paysager et culturel », observent-ils. 
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