30 ans d’Éa éco-entreprises : le regard d’André Durbec

Publié le : 29 Mai 2026

À l’occasion des 30 ans d’Éa éco-entreprises, nous avons recueilli le témoignage d’André Durbec, président du réseau de 2021 à 2026. Il revient sur les défis traversés et sa vision d’Éa face aux enjeux actuels de la transition écologique.

Avant de revenir sur son engagement, quelques éléments de contexte permettent de mieux situer le parcours d’André Durbec.

Ingénieur de l’Équipement Rural et Docteur en Mécanique des Fluides, André Durbec débute sa carrière comme chercheur en hydrologie avant de se tourner vers l’ingénierie pluridisciplinaire de l’environnement, intervenant pendant plus de 23 ans en France, en Afrique et en Asie au sein du Groupe BURGEAP. En 2015, il fonde RESILIENV, structure de conseil dédiée à la résilience environnementale et humaine.

Homme de réseaux, il s’engage au sein de nombreuses associations et fédérations professionnelles, parmi lesquelles AQUAVALLEY, l’Institut Méditerranéen de l’Eau ou encore le PEXE. C’est dans cette continuité qu’il prend la présidence d’Éa éco-entreprises en 2021.

Pouvez-vous vous présenter et revenir sur votre engagement au sein d’Éa ?

« Je suis un homme de réseaux. J’ai exercé et j’exerce plusieurs mandats au service d’associations 

et fédérations professionnelles.» 

André Durbec est avant tout un homme de réseaux. Ingénieur et Docteur en Mécanique des Fluides, il a forgé son expertise dans la recherche puis dans l’ingénierie environnementale, en France et à l’international, avant de fonder RESILIENV en 2015.

Parallèlement, il n’a cessé de s’engager au sein de nombreuses structures professionnelles, pôles de compétitivité, fédérations, institutions, convaincu que c’est par la mise en commun des expertises que se construisent les vraies solutions.

Une conviction qui l’a naturellement conduit à la présidence d’Éa éco-entreprises en 2021.

Avec le recul, quel a été selon vous le moment ou le défi le plus marquant de votre présidence ? 

« Nous avons traversé plusieurs périodes délicates durant mon mandat de président.» 

André Durbec revient sur trois défis majeurs de sa présidence : la crise du COVID, qui a nécessité une réorganisation rapide du travail pour maintenir le lien entre les membres ; une épreuve humaine forte avec la maladie puis le décès de la directrice Valérie El Mérini, surmontée grâce à une grande solidarité collective ; et enfin la baisse des subventions publiques, qui oblige l’association à repenser son modèle économique.

Au-delà de ces moments, il retient surtout la capacité d’adaptation, la résilience et la force du collectif qui ont permis à Éa de continuer à avancer.

Si vous deviez retenir un seul souvenir de votre présidence chez  Éa, lequel et pourquoi ? 

« Je garderai incontestablement le souvenir de l’engagement humain dans la raison sociale d’Éa 

au service de l’adaptation au changement climatique et des éco-entreprises de nos territoires.  

L’équipe permanente sait le sens de ses missions. » 

André Durbec retient avant tout le souvenir d’une aventure profondément humaine au sein d’Éa éco-entreprises. Il souligne l’engagement de l’équipe permanente et la force d’une gouvernance bénévole particulièrement soudée, au service de l’adaptation au changement climatique et des éco-entreprises des territoires.

Au-delà des missions, il évoque surtout une expérience collective marquée par la solidarité et la richesse des relations humaines, qu’il considère comme une véritable « leçon de vie ».

Lors de votre présidence, quels étaient les services phares de la structure ?

« Je retiendrai le mode de collaboration de nos groupes de travail de par leur caractéristique 

d’être pragmatiques et temporaires : un enjeu, des participants volontaires 

et un engagement collectif dans la production d’un livrable.» 

À ses yeux, les services phares reposent principalement sur le fonctionnement des groupes de travail, organisés de manière pragmatique et temporaire autour d’enjeux identifiés et portés par des participants volontaires.

Pilotés en binôme par un permanent et un membre, ils combinent animation continue et expertise partagée, permettant de produire des livrables concrets au service du réseau.

Quelle évolution majeure du réseau vous rend le plus fier aujourd’hui ? 

« S’il faut vraiment citer une évolution majeure sous ma présidence, je retiens les implantations territoriales d’Éa.

La proximité est un facteur majeur d’attractivité pour nos membres
et nos partenaires. »
 

Pour André Durbec, plusieurs évolutions ont marqué la trajectoire d’Éa, d’abord la construction progressive d’une légitimité régionale forte, reconnue par l’ensemble des parties prenantes publiques et privées, fruit d’un travail collectif inscrit dans la durée et de l’héritage des équipes précédentes.

À cela s’ajoutent la consolidation des actions du réseau et leur succès croissant, qui ont permis d’ancrer durablement la structure dans son écosystème.

Mais l’évolution la plus marquante sous sa présidence reste le développement des implantations territoriales, renforçant la proximité avec les membres et les partenaires, élément clé de l’attractivité et de la dynamique du réseau.

Comment voyez-vous le rôle d’Éa éco-entreprises face aux enjeux actuels de la transition écologique ? 

« Je suis convaincu que les échanges entre clusters et pôles, les collaborations, sont une source de progrès 

majeurs. Dans ce sens Éa joue un rôle très important. » 

Seul cluster régional multi-filières, Éa éco-entreprises occupe une position singulière face aux enjeux de la transition écologique. André Durbec en est convaincu, la transition écologique est par nature une notion transversale, et l’expertise sectorielle ne peut pleinement la servir qu’en s’inscrivant dans une vision globale.

C’est précisément cette sensibilité qu’Éa cultive, en favorisant la collaboration entre filières et les échanges entre clusters et pôles, une dynamique collective qu’il considère comme une source majeure de progrès.

Quel conseil donneriez-vous aux dirigeants ou entrepreneurs qui s’engagent aujourd’hui dans le réseau ? 

« N’attendez pas tout du réseau – c’est le réseau qui vous attend. Soyez force de proposition ;

participez aux groupes de travail qui vous parlent ! » 

Pour André Durbec, intégrer un réseau implique avant tout une posture active. La valeur d’Éa ne se reçoit pas passivement, elle se construit collectivement par l’implication de chacun de ses membres. Plus un entrepreneur s’engage, participe et propose, plus il crée les conditions pour que le réseau lui ouvre des portes, que ce soit en termes d’accompagnement, de visibilité ou d’accès aux marchés.

C’est donc un véritable état d’esprit qu’il appelle de ses vœux.

Rejoindre Éa ne signifie pas rejoindre une structure qui travaille pour vous, mais rejoindre une communauté avec laquelle on travaille. Les groupes de travail, les échanges entre membres, les initiatives collectives sont autant d’opportunités à saisir. L’équipe et les partenaires sont là pour faciliter et amplifier ce que chacun apporte, non pour le remplacer.

« Le réseau, c’est vous qui faites sa richesse en vous engageant. »